mardi 25 mars 2014

Une intégration qui reste malgré tout difficile

Une différence qui dérange

Les mentalités ne privilégient pas la différence. En effet le regard de la société sur les personnes handicapées peut parfois s'avérer dur et méfiant. La différence est une chose qui peut faire peur et qui dérange, et souvent le réflexe est la mise à l'écart et le rabaissement. Selon une récente étude, 1 personne sur 5 se sent incapable de vivre au quotidient avec une personnes handicapée.

Dernièrement sur le net une vidéo choquante d'un jeune adolescent handicapé répondant au nom de Robin, se faisant frapper par d'autres adolescents fait le buzz et révolte la toile qui se lie pour offrir des soins adaptés pour ce dernier.






Des personnes laissées en marge de la société

De par leurs déficiences, les personnes handicapées sont ainsi jugées par la société comme étant incapables d'occuper un poste à responsabilité. Et malgré l'installation de loi comme l'obligation pour une entreprise de plus de vingt salariés d'avoir 6% de personnes salariées handicapées, le taux de chômage en France quant à ces derniers est de 21%, c'est à dire plus du double de la population totale. De plus le taux de chômage chez les personnes handicapées a augmenté de 60% en quatre ans. Ces chiffres alarmants dénoncent bien l'inégalité des droits, que les associations et les lois tentent de combattre. 




De plus la création de loi contraignant les institutions privées et publiques à une insertion plus poussée et plus encadrées des personnes handicapées, créé l'effet contraire et creuse encore plus les écarts, puisqu'il souligne plus encore leur déficience.




Les travailleurs handicapés victimes des idées 

reçues


Quelle que soit l’entreprise, son secteur d’activité ou sa maturité sur le sujet de l’emploi des Travailleurs Handicapés, les idées reçues sont souvent les mêmes.  La société a une perception faussée du handicap et imaginons bien souvent qu’il va générer une situation difficile à gérer en entreprise.  

Idée reçue n° 1 : Un travailleur handicapé se déplace en fauteuil roulant
Le fauteuil roulant n’est utilisé que par 1 % des travailleurs handicapés. Le champ du handicap est bien plus large qu’on ne l’imagine. 85 % des handicaps sont invisibles (handicap psychique et déficience auditive, par exemple)

Idée reçue n° 2 : Une personne handicapée n’est pas performante
Handicap et compétence ne peuvent être opposés. Tous les postes peuvent "a priori" être occupés par une personne handicapée. Le handicap ne remet en cause ni le potentiel, ni la compétence de la personne handicapée. De nombreuse solutions (techniques, d’organisation, humaines, financières…) permettent de compenser le handicap.

Idée reçue n° 3 : Le handicap est trop lourd pour être compensé
Les technologies évoluent très vite. Elles offrent des solutions parfois surprenantes et assez simples à mettre en œuvre.

Idée reçue n° 4 : Aménager un poste de travail, c’est compliqué et ça coûte cher

90 % des travailleurs handicapés n’ont besoin d’aucune adaptation de leur environnement de travail. Pour les autres, c’est souvent simple et les coûts liés à un éventuel aménagement peuvent être pris en charge par l’entreprise ou financés, au moins en partie par l’Agefiph.
























Le témoignage de Patrice Tripoteau 


De nombreux handicapés se plaignent de ne pas être considérés par la société. Malgré tout ce qui est fait, les handicapés ont des difficultés de multiples natures qui les renvoient au fait de ne pas être reconnus. C'est ce que nous a expliqué Patrice Tripoteau, directeur général adjoint de l'APF dans un courrier (Association des paralysés de France).

Les institutions ont mis en œuvre de nombreuses choses afin de faciliter la vie aux handicapés, mais cela n'est pas suffisant estime Patrice Tripoteau, "Les réponses apportées ne sont pas toujours à la hauteur des personnes ayant des difficultés majeures."
"Il y a une chaîne d'accès à la formation et à l'emploi au cours de laquelle il y a des obstacles d'accessibilité, de regards, de discriminations directes ou indirectes." Beaucoup d'entreprises ne jouent pas le jeu de l'intégration alors que les compétences sont les mêmes voire supérieures aux non handicapés. "Il y a des questions d'accessibilité, d'organisation (transport, logement) qui font que même quand la personne peut accéder à l'emploi, les conditions ne lui sont pas favorables."
Plutôt que de parler de quota, Patrice Tripoteau préfère parler d'action positive. C'est-à-dire d'actions qui vont pouvoir aider la personne à relever les difficultés.


lundi 24 mars 2014

Une intégration mise en place par l'Etat

L'intégration par la scolarité

  Ce qu'en dit la loi? La loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées renforce les actions en faveur de la scolarisation des élèves handicapés. Elle affirme le droit pour chacun à une scolarisation en milieu ordinaire au plus près de son domicile, à un parcours scolaire continu et adapté. 

  Quel dispositif de scolarisation? Dès l'âge de 2 ans, si leur famille en fait la demande, les enfants handicapés peuvent être scolarisés à l'école maternelle. Pour répondre aux besoins particuliers des élèves handicapés, un Projet Personnalisé de Scolarisation (P.P.S.) organise la scolarité de l'élève, ainsi que des mesures d'accompagnement décidées par la Commission des Droits et de l'Autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH). La scolarisation peut être individuelle ou collective:

  - La scolarisation individuelle: Les conditions de la scolarisation individuelle d'un élève handicapé dans un établissement scolaire varient selon la nature et la gravité du handicap.
Selon les situations, la scolarisation peut se dérouler soit sans aucune aide particulière, soit fait l'objet d'aménagements lorsque les besoins de l'élève l'exigent.

  - La scolarisation collective:

À l'école : Dans les écoles élémentaires, les Classes pour L'Inclusion Scolaire (CLIS) accueillent des enfants présentant un handicap mais pouvant suivre une  scolarisation en milieu scolaire ordinaire. Les élèves reçoivent un enseignement adapté au sein de la CLIS, et partagent certaines activités avec les autres écoliers. La majorité des élèves de CLIS bénéficie d'une scolarisation individuelle dans une autre classe de l'école.
Au collège et au lycée : Dans les établissements secondaire, lorsque les exigences d'une scolarisation individuelle ne sont pas compatibles avec leurs troubles, les élèves présentant un handicap peuvent être scolarisés dans une Unité Localisée pour L'Inclusion Scolaire (ULIS). Encadrés par un enseignant spécialisé, ils reçoivent un enseignement adapté qui met en œuvre les objectifs prévus par le Projet Personnalisé de Scolarisation. 




L’intégration par le travail :

 Ce qu’en dit la loi ? En France, dès 1924, la loi impose aux entreprises le recrutement de mutilés de guerre. Les lois ultérieures ont peu à peu élargi les bénéficiaires de cette obligation, qui a été généralisée par la loi du 10 juillet 1987 en faveur de l'emploi des travailleurs handicapés.Depuis l'entrée en vigueur de ce texte, tout employeur occupant au moins vingt salariés doit employer des handicapés dans la proportion de 6 % de l'effectif

 Où en est l'emploi des travailleurs handicapés en France: Selon l'Enquête Emploi INSEE de 2007, le taux de chômage des personnes handicapées s'élève à 19% contre 8% en moyenne pour l'ensemble de la population en âge de travailler, pour la même année. Ainsi, le taux de chômage des personnes handicapées est deux fois plus élevé que celui de l'ensemble de la population active. En 2012 les personnes handicapées continuent à rencontrer de grandes difficultés pour trouver un emploi ou le conserver et leur taux de chômage reste deux fois supérieur à celui de la population générale. Dès 2009, le rapport Busnel « L’emploi, un droit à faire vivre pour tous » soulignait la priorité à donner à la prévention de l’exclusion professionnelle et au maintien dans l’emploi.



Les aides en faveur de l'insertion professionnelle des personnes handicapés :


 -Les aides publiques: Il s'agit d'un certain nombre d'aides au recrutement proposées par l'Etat dans le cadre de contrats aidés (Les Contrats Uniques d’Insertion version marchande et non marchande respectivement Contrat Initiative Emploi - CUI-CIE- et Contrat d’Accompagnement dans l’Emploi - CUI-CAE).


-Les aides de l'Association de gestion du fond pour l'insertion professionnelle des personnes handicapées (AGEFIPH): Cette association propose à toute personne handicapée une aide adaptée pour son insertion dans le milieu professionnel. Les différentes aides proposées sont:

Les aides à la mobilité : permettre une meilleure intégration professionnelle des personnes handicapées en compensant leur handicap lors des déplacements (transport, hébergement).

Les aides à la formation professionnelle : aider les personnes handicapées à l'acquisition des connaissances et des compétences nécessaires pour exercer un métier, accéder à un emploi ou le conserver. Ces aides s'adressent aux personnes handicapées et aux entreprises.
L'aide au maintien dans l'emploi : permettre aux salariés dont le handicap survient ou s'aggrave, de conserver leur emploi. Cette aide s'adresse aux entreprises souhaitant préserver leur salarié handicapé ainsi qu'aux personnes handicapées ayant le statut de travailleurs indépendants.
Les aides techniques et humaines : réduire le poids du handicap grâce à des aides individuelles, techniques ou humaines. Ces aides s'adressent aux personnes handicapées en situation de préparation, d'accès ou de maintien dans l'emploi mais également aux entreprises.
L'aide à la création d'activité : aider les demandeurs d'emploi handicapés à créer ou reprendre une entreprise. Cette aide s'adresse aux personnes handicapées en recherche d'emploi et inscrites à Pôle Emploi.
L'aide à la mise en place d'une politique d'emploi : Permettre aux entreprises de développer une politique d'emploi en faveur des personnes handicapées. Cette aide s'adresse principalement aux entreprises dont l'effectif compte au moins 250 salariés ainsi qu'aux regroupements professionnels et interprofessionnels.
La prime à l'insertion : Inciter les entreprises à recruter des personnes handicapées dans des emplois durables. Cette aide s'adresse aux personnes handicapées et aux entreprises.
Les aides au contrat de professionnalisation : permettre aux personnes handicapées d'accéder à un emploi par le contrat de professionnalisation.
Les aides à l'apprentissage : Permettre aux jeunes handicapés (moins de 30 ans) d'accéder à un emploi par la voie de l'apprentissage.
Aide à l'emploi : Aider les entreprises employant des personnes lourdement handicapées à compenser leurs charges induites. Cette aide s’adresse aux entreprises et aux personnes lourdement handicapées exerçant une activité non salariée.






L’intégration par les associations et le sport :

Une intégration faite par le biais d'associations:

De nombreuses associations s'efforcent d'apporter une aide aux personnes handicapées pour leur apporter une meilleure insertion dans la société. Parmi elles, les plus connues sont:

- L'Association des Paralysés de France (APF): Depuis sa création en 1933, l'APF agit pour l’égalité des droits, la citoyenneté, la participation sociale et le libre choix du mode de vie des personnes en situation de handicap et de leur famille.



L'association pour l'insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées (ADAPT): Créé en 1929, l'ADAPT est un organisme qui lutte pour l'intégration des personnes handicapées. 





Le sport comme moyen d'intégration chez les handicapés: Tous les citoyens doivent avoir accès au sport. Pour une personne handicapée, celui-ci constitue un remarquable facteur d’intégration sociale. Outre l’intérêt pour le bienfait physique, la pratique sportive contribue au bienfait psychique en favorisant le bien être. Elle permet de prendre connaissance des capacités de son corps, de dépasser le handicap en accédant à un loisir, voire une activité de compétition.

C’est aussi une ouverture vers les autres. Lorsque cette pratique s’exerce en compagnie de personnes valides, elle aide ces dernières à changer leur regard sur les personnes en situation de handicap. Ce sont alors leurs potentialités qui sont observées et non plus le handicap. 



>> Marylou & Léana








jeudi 20 mars 2014

La notion de handicap et ses différents types de déficiences

Bonjour à toutes et à tous, 

Pour mieux comprendre le handicap, commençons par le définir.

Le handicap qu'est ce que c'est?  


   Ce qu'en dit la loi? La loi du 11 février 2005 dans son Article 114 donne la définition suivante du handicap : " Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d'activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d'une altération substantielle, durable ou définitive d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d'un polyhandicap ou d'un trouble de santé invalidant."



 Ce qu'en dit l'OMS? L'Organisation Mondiale de la Santé définie quant à elle l'handicap par trois termes : déficience, incapacité et désavantage.

    - Déficience : " Dans le domaine de la santé, la déficience correspond à toute perte de substance ou altération d'une fonction ou d'une structure psychologique, physiologique ou anatomique. "

    - Incapacité : " Dans le domaine de la santé, une incapacité correspond à toute réduction (résultant d'une déficience) partielle ou totale de la capacité d'accomplir une activité d'une façon normale ou dans les limites considérées comme normales, pour un être humain. "

    - Désavantage : " Dans le domaine de la santé, le désavantage social d'un individu est le préjudice qui résulte de sa déficience ou de son incapacité et qui limite ou interdit l'accomplissement d'un rôle considéré comme normal, compte tenu de l'âge, du sexe et des facteurs socioculturels. "

  Ce qu'on en retient? Pour faire simple le handicap désigne la limitation des possibilités d'interaction d'un individu avec son environnement, causée par une déficience provoquant une incapacité, permanente ou non, menant à un stress et à des difficultés morales, intellectuelles, sociales et/ou physiques.
Les différents handicaps sont donc la conséquence d'une maladie ou d'un traumatisme, et peuvent être distingués les uns des autres, il existe 6 grandes familles, que l'on peut ranger en deux catégories: les handicaps physiques et mentaux.

Les six grandes familles:



Le handicap physique


  Qu'est-ce que c'est? Le handicap physique est un trouble physique qui peut affecter la motricité. Il inclue 3 grandes déficiences:
- Le handicap sensoriel est une déficience qui touche les sens, comme la surdité et la mal-voyance. A travers le monde, environ 70 millions de personnes  en seraient touchées. 
- Le handicap moteur constitue une catégorie très hétérogène puisqu’on y range les amputations, les atteintes neurologiques centrales et périphériques, les affections musculaires ou ostéo-articulaires. Ils touchent en France près de 
2 500 000 personnes.
- La maladie chronique correspond à une maladie de longue durée, évolutive, souvent accompagnée de graves complications et qui touche près de 30 millions de personnes en France, comme le diabète, l'épilepsie, le cancer, l'asthme, etc..

  Quelles en sont les causes? De nombreuses causes et conditions peuvent diminuer la mobilité. Elle peut être le résultat d’anomalies congénitales, de la maladie, de l’âge ou d’accidents. Ces types de handicaps peuvent changer d’un jour à l’autre. Ils peuvent aussi contribuer à d’autres handicaps tels que des difficultés d’élocution, une perte de mémoire, une petite taille ou une perte de l’audition.



Le handicap mental


  Qu'est-ce que c'est? Le handicap mental est un trouble généralisé perçu avant l'âge adulte, il se rapporte à des limitations importantes en ce qui concerne l’apprentissage, le raisonnement, la résolution de problèmes, la perception du monde et l’acquisition des aptitudes nécessaires à la vie quotidienne. Un handicap mental a souvent une incidence sur les capacités de communication de la personne et sur son aptitude à vivre en société et à prendre soin d’elle-même. Il affecte aussi sa capacité à apprendre et à se souvenir.

  Quelles en sont les causes? Les causes de ce type de handicap sont très variées : anomalies chromosomiques comme la trisomie 21, maladies génétiques, problèmes neurologiques, accidents de la vie, etc… Chez les enfants, la cause est inconnue dans la moitié des cas.
Le handicap mental est aussi souvent associé à d’autres handicaps.




>> Marylou & Léana




  

lundi 17 mars 2014

Présentation

Bonjour à toutes et à tous,

Nous allons tout d'abord commencer par nous présenter, nous nous appelons Marylou et Léana, et sommes élèves de première au lycée Don Bosco à Nice.
Dans le cadre de notre TPE, nous avons pris l'initiative de créer ce blog traitant de l'intégration des handicapés dans la société afin de présenter notre projet sur un support accessible à un large public.
Notre questionnement est le suivant: dans une société où l'état est omniprésent dans la création de règlementations, 
En quoi l'intégration des handicapés dans la société oscille-t-elle entre utopie et réalité?

A travers notre TPE, nous allons tenter de répondre à cette interrogation, tout en essayant de vous apporter un maximum d'informations afin de vous aider à mieux appréhender les problématiques du handicap dans notre société.

>> Marylou & Léana