Les mentalités ne privilégient pas la différence. En effet le regard de la société sur les personnes handicapées peut parfois s'avérer dur et méfiant. La différence est une chose qui peut faire peur et qui dérange, et souvent le réflexe est la mise à l'écart et le rabaissement. Selon une récente étude, 1 personne sur 5 se sent incapable de vivre au quotidient avec une personnes handicapée.
Dernièrement sur le net une vidéo choquante d'un jeune adolescent handicapé répondant au nom de Robin, se faisant frapper par d'autres adolescents fait le buzz et révolte la toile qui se lie pour offrir des soins adaptés pour ce dernier.
Des personnes laissées en marge de la société
De par leurs déficiences, les personnes handicapées sont ainsi jugées par la société comme étant incapables d'occuper un poste à responsabilité. Et malgré l'installation de loi comme l'obligation pour une entreprise de plus de vingt salariés d'avoir 6% de personnes salariées handicapées, le taux de chômage en France quant à ces derniers est de 21%, c'est à dire plus du double de la population totale. De plus le taux de chômage chez les personnes handicapées a augmenté de 60% en quatre ans. Ces chiffres alarmants dénoncent bien l'inégalité des droits, que les associations et les lois tentent de combattre.
De plus la création de loi contraignant les institutions privées et publiques à une insertion plus poussée et plus encadrées des personnes handicapées, créé l'effet contraire et creuse encore plus les écarts, puisqu'il souligne plus encore leur déficience.
Les travailleurs handicapés victimes des idées
reçues
Quelle que soit l’entreprise, son secteur d’activité ou
sa maturité sur le sujet de l’emploi des Travailleurs
Handicapés, les idées reçues sont souvent les mêmes. La société a une perception faussée
du handicap et imaginons bien
souvent qu’il va générer une situation
difficile à gérer en entreprise.
Idée reçue
n° 1 : Un travailleur
handicapé se déplace en fauteuil roulant
Le fauteuil roulant
n’est utilisé que par 1 % des travailleurs handicapés. Le champ du
handicap est bien plus large qu’on ne l’imagine. 85 % des handicaps sont
invisibles (handicap psychique et déficience auditive, par exemple)
Idée reçue
n° 2 : Une personne
handicapée n’est pas performante
Handicap et compétence
ne peuvent être opposés. Tous les postes peuvent "a priori" être
occupés par une personne handicapée. Le handicap ne remet en cause ni le
potentiel, ni la compétence de la personne handicapée. De nombreuse solutions
(techniques, d’organisation, humaines, financières…) permettent de compenser le
handicap.
Idée reçue
n° 3 : Le handicap est trop
lourd pour être compensé
Les technologies
évoluent très vite. Elles offrent des solutions parfois surprenantes et assez
simples à mettre en œuvre.
Idée reçue
n° 4 : Aménager un poste de
travail, c’est compliqué et ça coûte cher
90 % des travailleurs
handicapés n’ont besoin d’aucune adaptation de leur environnement de travail.
Pour les autres, c’est souvent simple et les coûts liés à un éventuel
aménagement peuvent être pris en charge par l’entreprise ou financés, au moins
en partie par l’Agefiph.

Le témoignage de Patrice Tripoteau
De nombreux handicapés se plaignent de ne pas être considérés par la société. Malgré tout ce qui est fait, les handicapés ont des difficultés de multiples natures qui les renvoient au fait de ne pas être reconnus. C'est ce que nous a expliqué Patrice Tripoteau, directeur général adjoint de l'APF dans un courrier (Association des paralysés de France).
Les institutions ont mis en œuvre de nombreuses choses afin de faciliter la vie aux handicapés, mais cela n'est pas suffisant estime Patrice Tripoteau, "Les réponses apportées ne sont pas toujours à la hauteur des personnes ayant des difficultés majeures."
"Il y a une chaîne d'accès à la formation et à l'emploi au cours de laquelle il y a des obstacles d'accessibilité, de regards, de discriminations directes ou indirectes." Beaucoup d'entreprises ne jouent pas le jeu de l'intégration alors que les compétences sont les mêmes voire supérieures aux non handicapés. "Il y a des questions d'accessibilité, d'organisation (transport, logement) qui font que même quand la personne peut accéder à l'emploi, les conditions ne lui sont pas favorables."
Plutôt que de parler de quota, Patrice Tripoteau préfère parler d'action positive. C'est-à-dire d'actions qui vont pouvoir aider la personne à relever les difficultés.











